Réserve :

Score : 11 / 03

Première :

Score : 09 / 38

Les matches se suivent et ne se ressemblent pas. un bien mauvais match pour notre équipe Réserve. Ressaisissez-vous les gars!!!!

Sous les beaux augures d’un soleil tranquillisant, animés des plus folles énergies que la guerre engendre, le RCP XV s’apprêtait ce dimanche à livrer un nouveau combat. L’armistice que nous célébrons n’est pas encore d’actualité, l’heure est à l’assaut des tranchées ennemies.

Mais soudain c’est l’appel des sirènes ; on entend le tonnerre des canons : l’ennemi s’approche de Paris, le voilà déjà dans le Val de Marne. Ni une ni deux, le général Bruno Gallieni envoie ses troupes au combat, se servant des transports en communs pour convoyer ses hommes. Ce sont les fameux métros de la Marne. Immédiatement le combat s’engage. Nos hommes prennent place sur le champ de bataille au milieu des miradors ennemis et creusent les tranchées réglementaires. En ce début de rencontre, les deux armées se font face sans jamais plier. Val de bièvre trouve tout de même une brèche et ouvre le score d’une pénalité.

Alors notre premier assaut est initié. Dans les 22m adverses, Lieutenant Petit Combret annonce une combinaison d’attaque : Sergent Papaix fera diversion sur le flanc droit, et Caporal Bénard viendra couper la ligne ennemie en croisée. L’attaque est parfaitement exécutée, Louis Bénard franchit le rideau de barbelés, met un raffut au tirailleur adverse et offre d’une superbe chistéra le ballon à Sergent Papaix. Celui-ci tourne la tête pour chercher du renfort, c’est-à-dire Soldat Trouvé ou Soldat Guyon. Voyant qu’on le soutenait plutôt par l’esprit que par la présence physique, Sergent Papaix est obligé de se débrouiller seul. Il met lui aussi le raffut et marque le premier essai.

L’issue du combat s’annonce plus heureuse, d’autant que quelques minutes plus tard, Vincent Trouvé déboule de nouveau dans la défense. Bien lancé par le prestidigitateur Combret qui cache bien le ballon, Vincent court tout droit vers la ligne d’en-but. « Trop facile », se dit-il. Il s’arrête, fait demi-tour, crochète deux défenseurs situés derrière lui, va chercher un tas de joueurs à percuter, traine trois mecs accrochés à son short, et finit par aplatir. Plus tard, Capitaine Sarlin est envoyé dans la ligne. Sa percée est franche et vigoureuse, il s’apprête lui aussi à franchir la tranchée adverse. Lorsqu’ Hubert choisit d’effectuer le deux-contre-un face au 15, et envoie Sergent Papaix à l’essai.

Les tenues noires du RCP facilitent le camouflage, alors que les ennemis de Villejuif sont trop visibles avec leurs uniformes bleus. Ils sont facilement repérables, et notre artilleur, Petit Combret, fait un massacre. Notre Grosse Berta cannarde l’infanterie adverse qui ne parvient plus à sortir de ses positions. 20-9 à la mi-temps.

En deuxième mi-temps, les attaques reprennent de plus belle. L’artillerie adverse ayant perdu de sa portée, Vincent Trouvé profite encore d’une relance depuis les 30m adverse. Il lance la cavalerie (lourde). Il navigue dans la défense et offre à Sergent Bénard (il est devenu sergent entre-temps) son premier essai. L’approvisionnement dans les tranchées reste très difficile. La famine s’installe. On ne trouve bientôt plus un ballon à se mettre sous la dent. Ils ont tous été envoyé chez la vieille qui habite à côté du stade, et qui revend pour 5 sous ces précieux objets. Pendant 10 minutes, tout le monde attend qu’on nous trouve un ballon. Dès que le ballon arrive, Lieutenant Petit Combret fait un coup de pied par-dessus la défense, le récupère et donne à Sergent Papaix. Celui-ci se prend 3 balles dans le corps le contrariant dans sa course. Mais le ballon ressort vite et par deux passes sépia, Adjudant-chef Bénard part à l’essai.

Mais les Valdebièvrois ne l’entendent pas de cette oreille. Val de Bièvre change sa stratégie et opte pour le combat rapproché. Et les combats s’achèvent ainsi. Le RCP XV peut fêter sa nouvelle victoire, ce régiment est décidemment invincible.

 

Caporal Brieg et Sergent Nounours, reporters aux armées