Réserve :

Score : 52 / 07

Première :

Score : 42 / 03

Très belle victoire de notre équipe Réserve, cela faisait longtemps que nous n'avions cela. A persévérer dans ce sens.

Une première mi-temps très mauvaise. Le RCP 15 a joué une très bonne première minute : le ballon est immédiatement envoyé à l’aile, où Vincent Trouvé traverse, et… arrêtons-nous un instant… Figeons l’image… Les bras s’étendent, le geste se précise… la gonfle décolle des gros doigts potelés de Vincent… et se dirige doucement vers d’autres mains… Grand dieu mais c’est une passe ! Vincent a lâché le boudin et offre une passe décisive à Romain Poivey qui aplatit dans l’en-but.

La valse des mauvais gestes peut commencer : en-avants, touches directes, sauteur lobés, re-en-avant, fautes au sol, re-re-en-avants, etc. Le tout pendant une mi-temps entière.

Heureusement il y a deux mi-temps. (Je dirais même plus, heureusement, il y a trois mi-temps). A la pause, Bruno tente de nous remonter le moral ; c’est-à-dire qu’il incendie notre honneur et notre virilité, maudit notre descendance et nos coupes de cheveux. Atteint par ce discours vindicatifs, le RCP repart en guerre et engendre un groupé pénétrant des familles qui bouscule les Nemouriens. Et là, Hubert Sarlin nous fait la classique, la technique du cascadeur. Alors que le camion est lancé à pleine balle et qu’il défonce la faible résistance adverse, menant tous les gros derrière la ligne de front, Hubert le cascadeur saute du véhicule en marche, le ballon en main, s’extrayant du maul à 2m de la ligne. Tout ça pour foutre un cul au pauvre ailier adverse qui avait déjà prévu de rejeter la faute sur ses gros. Paf ! Une percu malpropre et Hubert aplatit du bout des ongles ce deuxième essai.

Nemours s’embourbe. Notre défense est intraitable, ils n’ont aucune solution. Et les essais s’enchainent. Sur un beau mouvement d’attaque, où les gros succèdent aux maigres dans l’emploi du ballon, Hugues Papaix perce et envoie sa passe chistéra dans les battoirs de Mocho, qui franchit la ligne d’en-but, en mettant un dernier crochet à Francois Combret qui passait par là.

Autre séquence d’émotion : ce nouveau maul parfaitement exécuté qui roule et compresse l’adversaire sur 30m. C’est donc au pas de charge que nos 8 avants franchissent encore la ligne, sous les clairons des poubelles violentées et les cris de « Balard c’est Mathon » ou le célèbre « En voiture ». Salat, bien au chaud au cul du bélier, se laisse tomber et marque l’essai.

Sur une énième offensive, Thomas franchit le rideau et fait à Brieg une chistéra en croisée pour retrouver Grand Combret au soutien, ce dernier se fait plaquer à 1 m de la ligne. Bastien nous fait un pick and go-back contre 4 défenseurs. Le ballon ressort et Petit Combret aplatit en force. Bien entendu, il transforme l’essai : 100 % de réussite pour Johnny Combret. Après quelques temps de jeu, on joue petit côté, et Mocho marque le 6ème essai.

 

Brieg, jeune reporter fou furieux et Nounours, photographe mal léché