Réserve :

Score : 17 / 13

Première :

Score : 19 / 25

L’adversaire du jour s’appelait le RCT. Un joueur de l’équipe réserve de Triel s’étant cassé la cheville, le match de la Première s‘est vu retardé d’une demi-heure : c’est juste le temps d’aller chasser quelques perdrix et sangliers pour nourrir nos avants pour le combat à venir. Car combat, il y a eu, par Toutatis !

Comme on dit dans le jargon du rugby, Triel est « revenu aux fondamentaux ». Traduisons: Triel n’a pas écarté un ballon, a fait 23 groupés pénétrant, 85 pick and go, 41 coups de pieds de déplacement. On soupçonne d’ailleurs Triel d’avoir créé des emplois fictifs : deux ailiers sont mentionnés sur la feuille de match, mais on ne les a jamais vus.

Alors nos avants ont du se chauffer les oreilles, le nez et les cuissots. Arc-boutés sans cesse, ils ont poussé toute la rencontre. Ils ont fait du judo/lutte/tir à la corde/plongeon. Ils ont tellement été courbé tout le match que Mocho en est devenu bossu.

Nos ailiers et arrières ont été aussi mis à contribution par le jeu d’occupation du dix de Triel, ce qui nous a permis d’admirer les qualités pédestres de Vincent Trouvé, et aussi quelques relances audacieuses semant la panique chez l’adversaire.

Par opposition, le RCP XV profite des rares ballons pour mettre une grande densité dans le jeu. Nous multiplions les temps de jeu, et déplaçons les quintaux adverses.

Deux séquences longues, avec une bonne conservation, ont permis à Petit Combret et Hugues Papaix de franchir la ligne. De beaux relais, de bons déblayages et de la justesse dans les passes, tout y était pour ces essais construits.

Triel reprend l’avantage, sous les hourrahs du public venu en nombre dans un stade ultra-moderne (une main courante et deux abris).

Petit Combret nous plante encore une lointaine pénalité. Avant le coup de pied, le public jovial l’interpelle : « Eh tu te prends pour Johnny Wilkinson ou quoi ?». Oui.

En deuxième mi-temps, l’exercice favori des mecs de Triel recommence : groupé-groupé-pénétrant-pénétrant. Sur une pénalité vite jouée, le 7 adverse franchit notre ligne. Nous voilà de nouveau menés, et obligés de nous lancer à la Triel poursuite (ßjeu de mot osé).

Pour marquer, rien de plus simple, il suffit d’envoyer Vincent Trouvé accompagné de ses gros mollets. Bien lancé par une combinaison, Vincent déboule de son aile opposée, démolit le défenseur et file la balle à Yanisse, qui altruiste comme toujours, donne l’essai à Louis sur l’aile.

Alors pour tenir la rencontre, nous faisons rentrer nos deux fidjiens : Brice et Mocho, qui vont s’employer comme tous leurs collègues du pack à garder notre ligne inviolée (enfin, pour éviter la récidive).

Pendant les dix dernières minutes, Triel campe dans notre camp, arrive à 1m de notre ligne, mais ne parvient pas à franchir. L’arbitre siffle la fin du match et notre victoire 25-19.


Brieg, jeune reporter fou furieux et Nounours, photographe mal léché