Réserve :

Score : 35 / 03

Première :

Score : 29 / 16


Malgré une météo incertaine, nous avons eu affaire à un beau match qui a vu se concrétiser les efforts effectués aux entraînements. Bravo les gars continuez ainsi!!!

Pour la Première : Le match débute sous les hourrahs des centaines de supporters s’égosillant une heure durant aux sons de « Ici, ici, c’est RCP ».

Pénalisés à répétition en ces premières minutes, le RCP XV donne l’occasion au dix adverse de louper deux pénalités. La troisième sera pourtant la bonne, et nous voilà menés 3 à 0. Enfin pénétrant dans leur moitié de terrain, nous développons quelques temps de jeu. Sur un petit côté, Papaix engage la première saillie, feinte la passe et traverse le rideau, fixe le dernier défenseur pour offrir à Yanisse son premier essai en sénior. Plus tard, sur une grosse chandelle de petit Combret, Papaix récupère après rebond et réussit à trouver Trouvé qui déborde et tente d’aplatir sur la ligne, malgré le retour de Gros Huit. L’arbitre siffle un en-avant au moment d’aplatir.

Mais sur la mêlée qui suit, le dix dégage petitement dans les bras de Trouvé placé en troisième rideau. Vincent écarte sur Papaix qui donne à Yanisse déboulant du fond du terrain. Sa longue passe à l’aile opposée arrive dans les bras de Louis qui déborde et retrouve de nouveau Yanisse puis Hugues qui file entre les poteaux.  Très bel essai, et le RCP XV prend de l’avance 12-3.

Viry Chatillon, pris par notre vitesse et notre jeunesse impétueuse (si l’on exclut Hubert de la jeunesse), se recentre sur son paquet d’avant. La touche et le groupé pénétrant sont ses points forts. C’est donc sur cette enchainement ascenseur-charriot qu’ils marquent leur premier essai. Viry nous a Chatillé devant, et enfonce notre ligne. 12-8.

Heureusement, nous revenons très vite dans leur camp et marquons de nouveau un essai : Petit Combret tape un petit coup de pied par-dessus ; Papaix s’élance pour la récupération, lorsque soudain, l’incroyable se produit : le rebond ne lui est pas favorable ! Quoi ! Papaix, lui qui a bravé toutes les lois de la physique en recevant immanquablement chaque ballon dans les bras, est maintenant lobé par ce ballon ?!! Et oui, il ne sait pas encore qu’on avait décidé de le faire mourir quelques minutes plus tard. Petit Combret arrive donc par derrière et reçoit la gonfle pour l’aplatir sous les poteaux. 19-8. Alors que tout semblait rentrer dans l’ordre, le RCP XV commence (enfin) à déjouer en attaque. D’autant que l’arbitre ne se fait évidemment pas prier pour siffler contre nous. Il faut dire que celui-ci en a profité pour réviser tout son manuel de l’arbitrage. « Alors, que me manque-t-il… ah oui ! Article 12.5 alinéa 2, ballon gardé au sol ! Monsieur, carton Blanc »

Bastien, ancien briviste prend un carton blanc. Il dissimule quand même un petit sourire car, vêtu de noir, il n’est pas mécontent d’avoir du blanc pour retrouver les couleurs du CAB.

En deuxième mi-temps, le jeu d’acteur de l’arbitre s’intensifie. Sur le coup d’envoi, Mazamet dégomme tous les mecs sur son passage.

« Chouette ! Article 32, je l’avais pas celui-ci ! Pénalité »

Mêlée dans notre camp : Gros Huit (encore lui) démarre et Francis s’extraie de la mêlée pour le plaquer.

« Attendez, que me reste-t-il… ah oui ! celui-ci est bien ! Article 28, colonne B, joueur non lié à la mêlée, carton blanc ! ». Le RCP XIV continue, année après année, à faire des adeptes. Viry Chatillon en profite évidemment pour marquer un deuxième essai de gros.  19-13. Le jeu se concentre toujours devant. Derrière, nous jouons à la belote. Miraculeusement, l’arbitre siffle pour nous une pénalité à 55m des poteaux. Petit Combret, un sacré rigolo, indique les poteaux. Je me replace donc déjà pour le renvoi aux 22, lorsque, stupeur, le coup de pied de mammouth de Petit Combret passe entre les barres. Superbe ! 22 – 13

Chatillon parvient à marquer une nouvelle pénalité, et nous menons 22-16. Grand Combret s’explose le nez et déverse sur le terrain 6 litres de sang.

C’est alors que vient le moment où Hugues-Clooney–Papaix doit mourir. L’imagination des scénaristes est débordante : il décide de le faire mourir d’insuffisance respiratoire après un gros bouchon en l’air. Papaix joue son rôle à merveille… Il est étendu, les bras en croix, suffoquant, tentant de respirer, mais sa cage thoracique est broyée.  Quel jeu d’acteur ! Quel théâtre !

Mais il reste encore quelques secondes à jouer. Les Viri-quelque-chose écartent enfin le ballon dans la ligne de trois-quarts. Notre pressing défensif est bon, et le 12 donne la balle à… personne. Sur ces entrefaites, le Breton arrive innocemment et récupère le ballon. Il court vers l’en-but mais il est poursuivi par un talonneur, il n’a donc pas intérêt à se faire rattraper, sinon c’est le maillot de bain à coup sûr ! il aplatit, et nous finissons donc le match à 29-16.